Accord entre Pierre, abbé du Jard, et l'abbesse de Rosoy, au sujet des dîmes de Bazoches (1298). Chartes : de Guillaume, archevêque de Sens, légat, attestant que Garmund de Drumont a donné, à l'abbaye de Rosoy, un muid de froment de rente et un muid de vin de son clos de Gazun, à Châteaulandon (XIIe siècle); d'Eudes des Barres, chevalier, portant confirmation d'un accord passé entre Gauthier de Nemours et l'abbaye de Rosoy, au sujet de droits d'usage dans les bois de Saint-Lyenne (1214); de l'archevêque Hugues, approuvant la réunion du prieuré de Cloys à l'abbaye de Rosoy (XIIe siècle). Ordre de Jean de Vennoise, bailli de Courtenay, de laisser jouir les religieuses de Rosoy et leurs sujets, de leurs mesures à grain et à vin particulières, nonobstant l'ordonnance du roi de 1338, portant que les lieux déclarés nouvellement réunis à la châtellenie de Courtenay, useront exclusivement des mesures d'icelle. Bulle d'Alexandre III donnant le dénombrement des biens de l'abbaye, qu'il met...

Accord entre Pierre, abbé du Jard, et l'abbesse de Rosoy, au sujet des dîmes de Bazoches (1298). Chartes : de Guillaume, archevêque de Sens, légat, attestant que Garmund de Drumont a donné, à l'abbaye de Rosoy, un muid de froment de rente et un muid de vin de son clos de Gazun, à Châteaulandon (XIIe siècle); d'Eudes des Barres, chevalier, portant confirmation d'un accord passé entre Gauthier de Nemours et l'abbaye de Rosoy, au sujet de droits d'usage dans les bois de Saint-Lyenne (1214); de l'archevêque Hugues, approuvant la réunion du prieuré de Cloys à l'abbaye de Rosoy (XIIe siècle). Ordre de Jean de Vennoise, bailli de Courtenay, de laisser jouir les religieuses de Rosoy et leurs sujets, de leurs mesures à grain et à vin particulières, nonobstant l'ordonnance du roi de 1338, portant que les lieux déclarés nouvellement réunis à la châtellenie de Courtenay, useront exclusivement des mesures d'icelle. Bulle d'Alexandre III donnant le dénombrement des biens de l'abbaye, qu'il met sous la protection du Saint-Siège, et qu'il déclare être sous l'autorité de l'évêque diocésain (1164). Confirmation, par Louis-le-Jeune, de la donation faite par Guillaume de Courtenay, au moment où il partit avec lui pour Jérusalem, et du consentement de sa femme Elisabeth, de 40 s. de rente sur le tonlieu de Courtenay, aux abbayes de Fontaine-Jean, des Escharlis et de Rosoy, pour l'entretien du luminaire de ces églises (1151). Bail du lieu de Metz-l'Abbesse sur Domats, à condition d'y bâtir une maison, et pour 14 s. p. de rente (1462). Reconnaissance, par frère Roland Hémard, prieur conventuel de Saint-Pierre de Courtenay, dépendant de la Charité-sur-Loire, d'une rente de setiers de grain, moitié froment et avoine, en échange de la moitié des dîmes d'Egriselles-le-Bocage et de Piffonds (1487). Chartes de Pierre de Courtenay, comte d'Auxerre et de Tonnerre, confirmatives des donations faites par feu son père, Pierre de Courtenay, et Élisabeth, sa mère, des terres d'Ervauville et de Contenson (1193 et 1203); d'Hugues, archevêque de Sens, relatant comment il s'était élevé une contestation entre l'abbesse de Rosoy et Anseau de Saint-Valérien, au sujet d'une terre appelée Chancul, sur laquelle il avait construit un fort appelé Quincampoix. L'abbesse qui réclamait cette terre s'était plaint au roi Louis le Jeune : alors, par respect pour la cour du roi, les parties s'étaient soumises à l'arbitrage de l'archevêque et de Garnier, abbé de Château-Landon ; ceux-ci déclarèrent que si l'abbesse présentait des témoins qui prouveraient sa possession, elle y serait maintenue, et Anseau serait condamné à démolir le village qu'il avait bâti sur cette terre, et à renoncer à ses prétentions. Trois témoins étant venus affirmer le droit de l'abbaye, Anseau ne voulut pas qu'il prêtassent serment et il renonça totalement à ses droits (passé à Sens, vers 1150). Bref d'Innocent IV, à l'abbesse de Rosoy, portant défense de recevoir de nouvelles religieuses jusqu'à ce que le nombre des anciennes soit réduit à 60 (1244). Bail à 99 ans de la place où existait le moulin de Lannoy de Blennes. L'abbesse, sœur Jeanne la Hardie, expose de la manière suivante les motifs de cet acte : "Considérant les grans ruynes et désolations en quoy sont plusieurs de noz terres et héritages qui anciennement souloient estre en bonne valeur, et de présent sont en non valoir par le fait des guerres qui ont eu longuement cours en ce royaulme, et seroient en adventure de demorer esdites ruynes, parce que à présent n'avons pas bien de quoy les remettre sus, etc. (18 juin 1458)." Notice contenant la consécration à Dieu, comme religieuse dans l'abbaye de Rosoy, de Gilla, fille de Lisard, fils de Guérin, après un refus assez long de son père, et sa dotation de biens à Montcorbon et à Montangard (Actum publice et liberaliter apud Rosetum, an 1115).
