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Prieuré Saint-Maurice de VieupouNombre de notices : 71

Présentation du fonds

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Inventaire sommaire analytique
par Maximilien Quantin, archiviste départemental, revu, indexé et rétroconverti au format XML conforme à la DTD-EAD (2002) par Céline Cros, assistante principale de conservation du patrimoine, responsable des archives anciennes, en 2015 ; sous la direction de Pierre-Frédéric Brau, conservateur du patrimoine, directeur des archives départementales
Archives départementales de l'Yonne
Auxerre - 1882, 2015
Cet instrument de recherche a été généré avec la suite Ligeo Archives

Contexte

Nom du producteur

Prieuré Notre-Dame-et-Saint-Étienne de Vieupou (Poilly-sur-Tholon, Yonne, France)

Présentation du producteur

La présence de religieux de l'ordre de Grandmont installés à proximité de Saint-Maurice-Thizouaille est attestée dès 1170. En 1172, Dreux de Mello, ainsi que quelques-uns de ses vassaux, leur font don de terrains et de rentes pour s'établir définitivement au lieu de Vieupou et y fonder une celle. Des donations successives (droits de haute, moyenne et basse justice, moyens financiers pour achever les travaux d'aménagement des premiers bâtiments conventuels) accordées par Dreux de Mello, et par d'autres fidèles, permettent aux religieux de consolider leurs propriétés avant 1184. Le domaine de Vieupou s'étend hors des limites du monastère dès le début du XIIIe s. et essentiellement sous l'impulsion des donations des frères, Guillaume et Patrice de Narbonne et des descendants de Dreux de Mello, qui offrent en pure aumône leurs terres, droits seigneuriaux et hommes serfs à Luchy, Chassy et Saint-Maurice.

En 1317, Vieupou devient un prieuré, et deux celles lui sont annexées : Charbonnières, également appelé Saint-Jean-les-Bonshommes, et Charnes, ce qui porte la communauté à seize membres.

Vieupou situé à proximité des forteresses de Saint-Maurice et de la Mothe-Jocerand près d'Égleny, repaires de brigands et d'écorcheurs, subit de nombreuses dévastations pendant la Guerre de Cent-ans, tant de ses bâtiments conventuels que de ses domaines agricoles.

En 1526, la communauté monastique ne compte plus que cinq membres (trois prêtres et deux novices).

Le 25 mai 1567, le prieuré est à nouveau dévasté par le passage des troupes protestantes. Pour remettre en état les bâtiments conventuels et l'église, le prieur, Antoine de Chavaroche, sollicite et obtient le 24 octobre 1638 l'autorisation de vendre 4 000 chênes provenant des bois de Charnes. Malgré le vol du montant de la vente des bois (25 à 30.000 livres ) par Jacques Nigot et consorts, une nouvelle somme de 4 000 livres est empruntée pour poursuivre les travaux.

Au début du XVIIIe s., le prieuré connaît un certain renouveau : les travaux de réparation sont achevés et les religieux sont désormais au nombre de sept. Cependant, en 1742, la ruine touche à nouveau les bâtiments : l'église, ouverte en deux et dont la clé de voûte s'est effondrée, nécessite un étaiement, les clôtures entourant les bâtiments monastiques ont cédé permettant à tous d'aller et venir à leur gré.

En 1768, la communauté, réduite à deux religieux, reçoit du prieur de Macheret l'ordre de se "retirer" de Vieupou et de s'établir à Macheret : les titres, papiers, vases et linges sacrés, livres sacrés et ceux composant la bibliothèque doivent être transportés au prieuré de Marcheret, les autres meubles et effets mobiliers demeurant à Vieupou sont vendus sur place et les revenus versés au prieur de Macheret. Les matériaux provenant du cloître de Vieupou sont réutilisés pour la réparation du moulin Bonnerau, et le surplus pour la consolidation de l'église où des messes sont toujours célébrées en mémoire des fondateurs et bienfaiteurs du prieuré.

À partir du 27 mai 1791, les bâtiments conventuels, pressoir, et dépendances de Vieupou, ainsi que les terres et bâtiments de Saint-Maurice, Chassy et Bleury, séquestrés comme biens nationaux, sont vendus.

Modalités d'entrée

Dévolutions révolutionnaires

Conditions d'accès et d'utilisation

Statut juridique

Archives publiques
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