"Les coches d’Auxerre : entreprise, service et pratiques (XVIIe-XIXe siècle)", par Julien Germain

Dans le cadre de leur cycle de conférences "Retour aux sources", les archives départementales de l'Yonne ont proposé le 24 mars 2021 une intervention de Julien Germain, étudiant en histoire moderne à l’université 1 Panthéon-Sorbonne, lauréat 2019-2020 de la bourse de recherches du conseil départemental de l’Yonne, sur le thème suivant : "Les coches d’Auxerre : entreprise, service et pratiques (XVIIe-XIXe siècle)".

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Après les guerres de religion de la fin du XVIe siècle, le mauvais état des voies de communication du royaume rend difficile les circulations. Des travaux sont engagés sous le règne de Henri IV, et c’est à cette époque que vont être mis en place les premiers services de transport fluviaux réguliers de personnes autour de la capitale.

L’établissement d’un tel service nécessite un privilège délivré par le roi. Au début du XVIIe siècle, plusieurs particuliers demandent et obtiennent ces privilèges pour constituer de telles liaisons fluviales, d’abord sur la Seine et les autres rivières menant à la capitale, mais aussi bientôt sur les autres cours d’eau majeurs du royaume.

Le droit d’établir des coches dans la ville d’Auxerre est concédé à Charles de Loménie, secrétaire au cabinet du roi, le 26 janvier 1620 et le service commence le 1er janvier 1635 (et peut-être même avant) : l’entreprise assure le transport des personnes, leurs bagages ainsi que toutes sortes de marchandises, notamment du vin.

Un entrepreneur établit des bureaux et des relais de chevaux le long de la rivière, finance l’achat ou la construction des coches d’eau et recrute des directeurs ainsi que des employés pour tenir les deux bureaux qui se trouvent à Auxerre et à Paris.

L’entreprise des coches d’Auxerre perdure sous la Révolution française avant de stopper son activité avec l’avènement des chemins de fer au milieu du XIXe siècle.

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