Découvrir

Les Archives Départementales

Paléographie

[extrait] Couverture du registre de tabellion d’Antoine Petitjean, notaire à Tonnerre, représentation allégorique de l’incendie qui ravage la ville le 8 juillet 1556.  (Arch. dép. Yonne, 3 E 1 116 - Cliché photographique des Archives départementales de l’Yonne)

Partez à la découverte de l'écriture à partir de l'étude de documents relatifs à notre département.

Les "Séances du jeudi"

Au cours du premier trimestre 2020, dans le cadre des "Séances du jeudi", les archives départementales de l'Yonne vous proposent un cycle de 4 séances permettant de lire et comprendre des documents anciens.

par Alain NOËL , docteur en histoire, intervenant bénévole.

Lieu : salle de conférence des archives départementales

Durée : 2 heures

Le nombre de places étant limité à 20 personnes, il est impératif de réserver par téléphone ou par courriel (tél. : 03.86.94.89.00 ou  archives@yonne.fr ).

Cet atelier est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Com ComTV Yonne, présent lors du 1er atelier, nous permet de vous présenter
l'atelier en  vidéo . À découvrir !

 

Couverture du registre de tabellion d’Antoine Petitjean, notaire à Tonnerre, représentation allégorique de l’incendie qui ravage la ville le 8 juillet 1556.  (Arch. dép. Yonne, 3 E 1 116 - Cliché photographique des Archives départementales de l’Yonne)

 
 

En raison des consignes sanitaires liées à la pandémie, la direction des Archives départementales, restant engagée auprès du public a adapté son fonctionnement à la situation que nous traversons.

Ainsi il a été décidé d’offrir, toujours avec le concours de Monsieur NOEL, un accès virtuel aux ateliers. De nouveaux contenus ont été produits, durant ces dernières semaines, allant des corrigés des ateliers précédents (sous forme d'une publication Calaméo) à un nouvel atelier en ligne avec les exercices, que vous trouverez ci-dessous. Cet atelier restera visible trois semaines. Le corrigé sera alors inclus dans la publication.

À vos crayons !

Cinquième séance : Affronter la maladie

Acte du 16 novembre 1592 (AD Yonne, 3 E 83/119)
Acte du 16 novembre 1592 (AD Yonne, 3 E 83/119)

Acte du 16 novembre 1592

(AD Yonne, 3 E 83/119)

 

Document 1 : Le voyage de Sainte-Larme. 16 novembre 1592 (Archives Départementales de l’Yonne, 3 E 83/119, maître Laurent). Devant l’impuissance de la médecine officielle, la religion était un secours répandu autrefois pour remédier aux défaillances d’une science balbutiante. Ainsi le 16 novembre 1596 le tailleur d’habits de Sens François Maurice demande-t-il au manouvrier Jean Tissier de se rendre à la Sainte-Larme afin de rendre la santé à sa femme malade, confinée dans sa maison, moyennant finance. Le voyage est difficile, voire périlleux, car le lieu où était situé cette relique, présumée être une larme du Christ recueillie par Marie-Madeleine, se situe à Vendôme en l’abbaye de la Sainte-Trinité. Mais Jean Tissier y parvient, malgré la guerre civile qui sévit alors, comme l’atteste la deuxième partie du document, daté du 1er décembre 1592, lorsque le pèlerin rémunéré rapporte le certificat d’un religieux de l’abbaye de Vendôme. Il lui aura fallu une quinzaine de jours pour se rendre à Vendôme et revenir à Sens. Le texte ne dit pas si la santé est revenue à la femme du tailleur d’habits.

application/pdf Visuel acte pour transcription (document 1) (404,27 kB)
 
application/pdf Exercice (document 1) (51,55 kB)
 
 
 
 
 
 
 
Acte du 12 septembre 1659 (AD Yonne, 3 E 83/222)
Acte du 12 septembre 1659 (AD Yonne, 3 E 83/222)

Acte du 12 septembre 1659

(AD Yonne, 3 E 83/222)

 

Document 2 : Apprentissage de maître-opérateur. 12 septembre 1659 (Archives Départementales de l’Yonne, 3 E 83/222, maître Laurent). C’est un chirurgien du village de Percey, près de Saint-Florentin, maître Vincent Lebaigue, qui contracte avec un maître-opérateur de la ville de Paris, un accord d’apprentissage assez onéreux, pour son fils Honoré Lebaigue. Il s’agit de lui enseigner des pratiques sans doute plus éclairées que celles qu’il a reçues de son père par une tradition rurale bien établie. L’apprentissage doit durer quatre ans. Si le jeune chirurgien ne quitte pas prématurément la maison de son maître, cet apprentissage donnera sans doute lieu à un examen final devant une assemblée composée de médecins et de chirurgiens chargés de vérifier si le jeune homme a suivi avec diligence l’enseignement qui lui a été prodigué. Peut-être reviendra-t-il dans son village succéder à son père et répandre une chirurgie dont les connaissances et les pratiques tendent à évoluer depuis la période de la Renaissance.

application/pdf Visuel acte pour transcription (document 2) (228,09 kB)
 
application/pdf Exercice (document 2) (35,65 kB)

Les Autres Sites du Département

Plan Synthétique du Portail Départemental